Saint-Germain-des-Prés


Né autour de son abbaye médiévale, il devient dès le XVIIᵉ siècle un centre intellectuel majeur, avant d’être, au XXᵉ siècle, le haut lieu de l’existentialisme et de la vie littéraire parisienne.
Ses ruelles élégantes, ses galeries d’art, ses librairies historiques et ses cafés mythiques composent un paysage urbain où l’histoire dialogue en permanence avec la modernité.

L’église de Église de Saint-Germain-des-Prés



Considérée comme la plus ancienne église de Paris, l’église de Saint-Germain-des-Prés constitue le vestige majeur de l’ancienne abbaye fondée au VIᵉ siècle par le roi mérovingien Childebert Ier. Son clocher roman, datant du XIᵉ siècle, demeure l’un des plus anciens de la capitale.

L’édifice présente un remarquable mélange de styles architecturaux, du roman au gothique, enrichi au XIXᵉ siècle par d’importantes restaurations et un décor peint inspiré de l’art médiéval. L’église fut longtemps une puissante abbaye bénédictine, centre religieux et intellectuel influent jusqu’à la Révolution française. Elle reste aujourd’hui un repère patrimonial essentiel du quartier.

La place Furstenberg et le Musée Delacroix : un écrin romantique


Discrète et raffinée, la place Furstenberg est l’une des plus charmantes de Paris. Aménagée au XVIIᵉ siècle sur l’emplacement d’anciennes dépendances de l’abbaye, elle séduit par son atmosphère intime, ses façades harmonieuses et son célèbre candélabre central entouré d’arbres.

À quelques pas se trouve le Musée national Eugène-Delacroix, installé dans l’ancien appartement et atelier du peintre romantique Eugène Delacroix. C’est ici que l’artiste s’établit en 1857 pour se rapprocher de l’église Saint-Sulpice où il réalisait des décors monumentaux.
Le musée conserve peintures, dessins, esquisses et souvenirs personnels, offrant un aperçu intime du processus créatif de l’un des maîtres du romantisme français.

Deux très célèbres cafés de Saint-Germain-des-Prés


Deux établissements dominent l’imaginaire collectif de Saint-Germain-des-Prés :

- Les Deux Magots

- Café de Flore

Ces cafés, situés face à face sur la place Saint-Germain-des-Prés, furent au XXᵉ siècle les hauts lieux de la vie intellectuelle parisienne. Écrivains, philosophes et artistes – parmi lesquels Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, ou encore Picasso – y tenaient salon.

Les Deux Magots, fondé au XIXᵉ siècle, doit son nom à deux figurines chinoises (les « magots ») toujours visibles dans la salle intérieure. Le Café de Flore, ouvert à la même époque, devint un symbole de la vie littéraire et artistique d’après-guerre.

Aujourd’hui encore, ces établissements perpétuent une tradition d’élégance et de sociabilité, attirant visiteurs du monde entier et Parisiens fidèles à l’esprit germanopratin.